Hydrelect

http://www.hydrelect.info/

Présentation (les Pyrénées)


Les Pyrénées

C’est un chevelu de petites rivières qui descend des Pyrénées, des ruisseaux qui descendent très vite, en 20 ou 30 km, vers le Nord, vers la plaine. Leurs sources sont situées, en général, à plus de 2000m d’altitude. Très souvent elles chutent de 1000m sur leur 10 premiers km. Cependant ce ne sont pas des rivières abondantes, ces dernières apparaissent après leur regroupement vers 1000m, une altitude qui offre encore 500m de chute jusqu’à la plaine, avec des rivières dont le débit peut atteindre une dizaine de m3/sec.
Comment utiliser les 1000m de chute supérieurs ? A 2000m d’altitude, les Pyrénées sont parsemées d’une multitude de petits lacs. Les sites aménageables en grandes retenues sont peu nombreux et possèdent des bassins versants peu étendus, pour remplir de telles retenues il faut capter, tout autour, ruisseaux et lacs au moyen d’un réseau de galeries souterraines.
Ce principe n’est pas exclusif aux Pyrénées, il est largement utilisé dans les Alpes et, dans une moindre mesure, au Massif Central.
 
Dans les Pyrénées, également, les premières centrales hydroélectriques ont été construites par des industriels, dès la fin du 19e siècle, pour les besoins de la traction ferroviaire, pour l’électrochimie et l’électrométallurgie.
Le premier aménagement, important pour cette époque (1925 à 1929), fut celui de la vallée d’Ossau, avec la construction du barrage d’Artouste à 2000m d’altitude. C’est la Compagnie du Midi (intégrée à la SNCF en 1936) qui, en construisant plusieurs usines en cascade, utilisait les 1400m de chute disponible jusqu’à la plaine.
Mais le plus remarquable est l’aménagement de Cap-de-Long/Pragnères, construit par EDF de 1947 à 1953. La retenue de Cap-de-Long située dans le bassin versant de la Neste d’Aure, affluent de la Garonne, capte une partie de ce bassin : 20 hm3 sur 500 disponibles annuellement et la restitue dans le Gave de Pau, affluent de l’Adour.
Dans la haute vallée du Gave de Pau, ce sont 1700m de chute qui sont équipés, avec 1250m pour la seule centrale de Pragnères construite à moins de 10km de distance de la retenue de Cap-de-Long. L’équipement total du Gave de Pau fournit une productibilité annuelle de 1 500 GWh, dont 300 sont stockés.
Ce sont évidemment peu de choses aujourd’hui en comparaison avec la production des centrales nucléaires ou même avec la vallée du Rhône, mais ce sont des KWh à haute valeur ajoutée.
Les deux fleuves la Garonne et l’Adour n’apportent qu’une modeste contribution à la production totale des Pyrénées : quelques centrales au fil de l’eau pour la première, deux ou trois chutes pour les hautes vallées de l’Adour. Par contre le grand affluent de la Garonne qu’est l’Ariège est un bon producteur.
Au total la production hydroélectrique annuelle des Pyrénées est de 7 000 GWh (7 milliards de Kwh).
 
Hydrologiquement nous divisons le massif pyrénéen en trois bassins principaux :
  •   L’Adour et les gaves de Pau et d’Oloron
  •    La Garonne et l’Ariège
  •    L’Aude et la Têt, tous deux sur le versant méditerranéen.
   
bassins-Pyrenees.jpg